Une pièce cassée dans un atelier de la Neuvillette

En mars 2024, un atelier de mécanique de précision installé rue de la Neuvillette nous a apporté un carter de protection en aluminium, fissuré sur toute sa longueur, dont le fournisseur d'origine avait cessé la production en 2011. Le scan a pris une demi-journée, la reconstruction du modèle deux jours, et la pièce est repartie en tirage unique pour 412 euros hors taxes. Ce type de demande représente une part importante de notre travail depuis 2016.

Ce qui a décidé le client, ce n'est pas le prix : c'est la possibilité de remettre la machine en service sans attendre un lot de cinquante exemplaires. Claire Robert, qui suit les travaux, a relevé l'usure sur trois zones et confirmé la faisabilité avant devis. Personne n'a promis de délai fantaisiste.

Les ateliers de maintenance industrielle de Reims et de la zone de Colbert constituent donc notre cœur de cible, à condition que la pièce soit mécanique, démontable et documentée par un original, même abîmé.

Une pièce cassée dans un atelier de la Neuvillette

Un prototype pour un projet étudiant à Moulin-Housse

Anaïs Bernard a reçu en octobre une demande venue d'un groupe de l'Université de Reims Champagne-Ardenne, campus Moulin-Housse, qui préparait une maquette de banc d'essai thermique. Le budget étudiant plafonnait à 180 euros. Trois pièces sur quatre tenaient dans cette enveloppe, la quatrième a été simplifiée, et le rendu a été jugé suffisant pour la soutenance.

Nous imprimons des prototypes, des boîtiers, des gabarits et des pièces de substitution. Cela concerne aussi bien un bureau d'études de Bezannes qu'un particulier du quartier Clairmarais qui cherche un capot de rechange pour du petit électroménager ancien, dès lors qu'il fournit l'original.

Ce que nous refusons, et pourquoi

Un dossier sur trois environ ne nous convient pas, et il vaut mieux le dire tôt. Nous ne touchons pas aux véhicules, ni à la carrosserie, ni aux pièces de sécurité automobile : un frein imprimé en plastique n'a aucune valeur réglementaire, et notre atelier n'a ni l'agrément ni l'envie d'en discuter. Nous ne travaillons pas non plus sur les installations électriques raccordées au réseau, sur les circuits frigorifiques, ni sur le bâti d'un immeuble, murs, planchers et toitures compris.

Les produits phytosanitaires et les biocides sortent également de notre périmètre, quelle que soit la demande.

Un cabinet dentaire du secteur de Courlancy nous a sollicités en 2023 pour un guide chirurgical. Refus net, pour une raison simple : nous ne fournissons aucun service médical, et un dispositif qui entre dans un corps humain exige une traçabilité et une conformité que nous ne détenons pas. La même règle vaut pour le conseil juridique, financier et pédagogique. Inchestavia SARL ne revendique ni immatriculation de métier, ni licence, ni adhésion à un ordre professionnel, et aucun de nos échanges ne doit laisser croire le contraire.

Nous ne promettons aucun résultat, aucun revenu, aucune embauche, aucune place en formation. Sébastien Mercier, au service client, pose les mêmes questions à tous : avez-vous l'original, la pièce est-elle démontable, à quoi sert-elle exactement ?

Si vous hésitez, appelez le 03 55 69 89 39 un lundi matin. Nous ouvrons de 8h30 à 17h30 du lundi au jeudi, jusqu'à 15h00 le vendredi, et l'atelier du 86 boulevard Émile Zola reste fermé le week-end. Camille Vincent, à l'administration, répond en général sous deux jours ouvrés, y compris pour un simple avis négatif, écrit noir sur blanc. Un refus argumenté coûte moins cher qu'un essai voué à l'échec.