Un atelier ouvert depuis 2016
Depuis 2016, l'atelier tourne avec quatre personnes : Camille Vincent tient l'administration, Claire Robert mène les travaux, Anaïs Bernard s'occupe des achats et Sébastien Mercier répond au service client. Aucune de ces fonctions ne se sous-traite, et aucune information n'entre par une porte dérobée.
Nous imprimons des pièces, nous numérisons, nous relançons de petites séries et nous refabriquons parfois une pièce à partir d'un original cassé. Ce périmètre est étroit, et il est assumé. Nous ne touchons ni aux véhicules, ni aux installations électriques fixes, ni aux circuits de froid, ni au bâti. Les pesticides et les biocides ne passent pas non plus par nos mains.
Un détail qui compte pour la suite : nous ne promettons ni certification, ni accréditation, ni adhésion à un ordre quelconque. Nous n'en avons pas, nous ne prétendons pas en avoir.
D'où viennent les informations
Le gros des signalements vient de trois rues : la rue de Vesle pour les commerçants du centre, l'avenue Jean-Jaurès pour les bureaux, et le secteur des Halles du Boulingrin quand un stand a besoin d'une pièce introuvable. Il arrive aussi qu'un habitant de Tinqueux ou de Bezannes nous écrive après avoir vu passer une pièce imprimée chez un voisin.
Anaïs Bernard consigne chaque entrée dans un carnet : date, heure, canal, nom de la personne si elle accepte de le donner. Le 3 février 2025, par exemple, un signalement est arrivé à 9 h 14 par téléphone au 03 55 69 89 39, portant sur une pièce de machine à coudre des années 1970. Le carnet n'est pas un registre public, mais il est tenu.
Un signalement peut aussi venir d'un étudiant de l'Université de Reims Champagne-Ardenne, d'un technicien du CHU en dehors de toute question médicale, ou d'un agent territorial curieux. Nous ne faisons aucune différence de traitement à l'entrée : même fiche, même délai indicatif, même personne qui rappelle.
Les informations arrivent par vagues. En semaine, c'est plutôt le matin ; le vendredi, avant 15 h 00, parce que l'atelier ferme plus tôt. Le week-end, personne ne décroche, et nous le disons clairement.
Vérifier avant de fabriquer
Vérifier une pièce, c'est d'abord regarder l'original sous tous les angles, mesurer deux fois, photographier sous lumière rasante. Claire Robert refuse toute impression tant que trois cotes au moins n'ont pas été confirmées. Si l'objet est trop abîmé, elle demande une seconde source : un plan, une facture ancienne, une photo prise chez un autre propriétaire.
Pour un signalement éditorial — un projet de laboratoire, une subvention, une donnée publique — la méthode change de forme mais pas de fond. Nous cherchons la source primaire, nous notons la date de publication, et nous écrivons noir sur blanc ce que nous n'avons pas pu vérifier. Anaïs Bernard archive les échanges dans un dossier daté, avec le nom de la personne qui a parlé.
Sébastien Mercier rappelle systématiquement la personne à l'origine du signalement. Il explique ce qui est faisable, ce qui ne l'est pas, et pourquoi. Ce rappel n'est pas une promesse de résultat : c'est une mise au point, souvent en cinq minutes.
Un exemple concret : le 14 mars 2024, un restaurateur de la place Drouet-d'Erlon signale une pièce de robinetterie ancienne. La vérification a pris deux jours, la fabrication quarante minutes. Nous avons rendu l'original intact, ce qui n'était pas gagné.
Ce qui se passe après une correction
Quand une erreur est repérée, nous la corrigeons à la source : fiche mise à jour, mention de la date de correction, et information de la personne concernée. Pas de note discrète en bas de page, pas de silence. Camille Vincent tient ce fil, parce que c'est elle qui garde les dossiers.
Une correction peut aussi naître d'un signalement interne. Le 8 septembre 2025, un chiffre publié dans une note sur un projet universitaire s'est révélé faux après relecture : nous l'avons remplacé le jour même, avec la mention « corrigé le 8 septembre 2025 ».
Les données brutes restent consultables sur demande, dans la limite de ce que les personnes ont accepté de partager. Nous ne revendons rien, nous ne transmettons rien à des tiers, et nous ne conservons pas un signalement au-delà de ce qui est nécessaire au suivi.
Le site porte l'adresse exacte : inchestavia.click. C'est là que les corrections sont publiées, dans l'ordre où elles arrivent.